APRÈS ZAËR, GUILLAUME JOBIN EST SUR ANFA

Après son polar «Route des Zaërs», Guillaume Jobin, bien connu du public marocain, poursuit dans l’esprit qui a engrangé le succès de son premier roman, en empruntant une nouvelle route…celle d’Anfa.

Précédé par une bande-annonce – une «première» dans la sphère littéraire marocaine – et publié le 29 Août aux Éditions Casa-Express, Route d’Anfa se veut un thriller oscillant entre politique et espionnage, avec un goût prononcé pour la satire sociale. En invitant ses lecteurs dans la vie des diplomates, des agents secrets, des journalistes et des écrivains de la métropole marocaine, Casablanca, son sous-titre, «Espionnage, contrefaçon et terrorisme» en dit long sur ce que nous propose au fil des pages, Guillaume Jobin, le plus marocain des auteurs français.
Le choix du titre usant du mot “Route” laisse présager l’intrigue du nouveau-né comme suite de la précédente de «Route des Zaërs», le best-seller marocain de l’année 2015, succès commercial, acclamé par la critique pour son côté novateur. Ce que confirme l’auteur dans une interview accordée au Magazine Fissa3: «la route d’Anfa fait suite à la route des Zaërs dans mon esprit […] (Route d’Anfa, ndlr) n’a vocation qu’à se déplacer dans ce Maroc à la fois urbain, moderne, technologique, mais aussi traditionnel». Pour son nouvel opus, initialement titré «Anfa Supérierur», Jobin recourt à ce mot puisqu’«il sous-entend une idée de mouvement, comme la mehallah des sultans, dans un pays qui bouge» nous lance le Président de l’Ecole supérieure de journalisme de Paris, fondateur des ESJ (écoles supérieures de journalisme, ndlr) de Rabat et Casablanca.

Plongée dans un univers « secret »

Car oui, Route d’Anfa plonge son lectorat dans un tourbillon d’intrigues et essaie de dénouer les fils d’une situation délicate, de Casablanca à Oman en passant par Paris, Moscou et le Cameroun en relatant le parcours d’un jeune journaliste, Alexandre Laville qui travaille pour la Direction Générale des Services Extérieurs Français, malgré lui, en toute clandestinité. Sa raison d’être? «parler de Casa qui me passionne, aussi de tout ce que je n’ai pas pu mettre dans le précédent livre» nous confie l’auteur de Lyautey, le Résident, et Mohamed V, le Sultan. Et d’ajouter: «Passer quelques idées comme la défense du patrimoine immatériel marocain.» Allez vous faire une idée.
De par sa connaissance de la capitale économique du royaume, l’ancien médecin nous fait parcourir Casablanca, ses endroits branchés, ses restaurants et bars, ses quartiers chics, ses faubourgs populaires et ses médinas. Mais pas que. Au menu, manœuvres d’Etats, coups bas politiques, high-tech, contrefaçon et plagiats en tout genre parsèment d’embûches les chemins d’espions, de faussaires, de terroristes et de dirigeants politiques mais aussi une immersion dans la presse marocaine francophone, les enjeux géopolitiques et économiques, internationaux, bilatéraux, régionaux et locaux, le tout servi par une actualité toute récente, du Palais à l’Elysée, «en pleine campagne électorale française alors que le Maroc lutte pour sa sécurité, la reconnaissance de son intégrité territoriale, la sauvegarde de son patrimoine immatériel et le renforcement de sa position internationale.» lit-on dans un communiqué de l’auteur.

 

Par Houssam Hatim

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