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ATTENTION AUX EXCÈS ALIMENTAIRES PENDANT LE FTOUR!

ATTENTION AUX EXCÈS ALIMENTAIRES PENDANT LE FTOUR!

Au moment du Ftour, les excès en tous genres sont légion. En cette période ramadanesque, les mets sont souvent sucrés et/ou frits et s’apparentent même à de la junk-food sur certaines tablées. Les jeûneurs pensent souvent que le fait de s’abstenir de toute nourriture en journée serait en mesure de contrebalancer les écarts de la soirée. Cependant, notre intestin a beaucoup de mal à encaisser les excès générés par l’atmosphère festive et conviviale qui succède au coucher du soleil.

Selon une récente étude australienne, manger sainement la semaine ne compense pas les abus du week-end. Cela s’apparenterait à une communauté relativement saine et vivant en paix, jusqu’à ce qu’une foule déchaînée de hooligans vienne ébranler celle-ci et troubler sa sérénité chaque week-end. Ce scénario se joue dans l’intestin à chaque rupture du jeûne déclenchant une frénésie de malbouffe. Un yo-yo permanent entre le fait de ne rien manger durant la journée et le débordement de la nuit. Cela perturberait fortement les cellules responsables du métabolisme, de la fonction immunitaire, mais également de la santé mentale. L’étude portait sur des animaux avec une alimentation faible en gras quatre jours par semaine, suivie d’une frénésie d’aliments au goût agréable, riche en matières grasses pendant trois jours chaque semaine, tout comme un long week-end de la fête. Un régime alimentaire qui, au bout de 16 semaines, a réduit les espèces microbiennes qui aident à la perte de poids, et celles exerçant des fonctions protectrices sur le cerveau. La bonne nouvelle est que cela peut se corriger assez rapidement, puisque nous avons la capacité d’adopter des mesures saines et des habitudes de vie qui pourraient améliorer notre santé intestinale. Comment? En banissant les aliments transformés, en évitant les excès réguliers, et en introduisant une activité physique au quotidien. Mais surtout, ne pas oublier que le Ramadan est l’occasion de connecter le corps à l’esprit, et pas qu’en journée. Avant de se mettre à table, pensez à observer votre faim et votre état émotionnel, pour aller vers un comportement plus juste!

 

Hakima Yassine Chawki