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CHIRURGIE MAMMAIRE: 7 QUESTIONS AU DR CHAKIB LKAH

CHIRURGIE MAMMAIRE: 7 QUESTIONS AU DR CHAKIB LKAH

De plus en plus fréquentes, les chirurgies mammaires n’ont jamais été aussi accessibles. Que ce soit une augmentation ou une réduction, cette pratique se veut désormais assez courante, dans une société où l’apparence physique occupe une place importante, et à l’heure où les signes du temps sont rarement les bienvenus. Purement esthétique ou à visée réparatrice, la mammoplastie, ou opération de la poitrine, peut certes changer une vie mais c’est une intervention qu’il ne faut surtout pas prendre à la légère. Pour celles qui hésitent ou n’osent pas encore passer sous le bistouri, voici tout ce qu’il faut savoir en 7 questions posées au Docteur Chakib Lkah, Chirurgien Plasticien à la Clinique Cochain de Casablanca.

À partir de quel âge peut-on avoir recours à cette chirurgie?

Une plastie mammaire d’augmentation ou de réduction peut être effectuée à partir de la fin de la croissance, soit à 17 ou18 ans, et au delà, pendant toute la durée de la vie.

Après l’intervention, souffre-t-on d’une forte douleur? 

Les suites opératoires d’une augmentation mammaire sont souvent marqués par des douleurs plus ou moins importantes. Celles-ci le sont encore plus lorsque la prothèse est derrière le muscle qui empêche de lever les bras pendant quelques jours. Quant aux suites des réductions mammaires, elles sont généralement peu douloureuses et ne nécessitent que des antalgiques simples.

Quels sont les symptômes d’une rupture et d’une fuite de prothèse mammaire et quelle est la conduite à tenir?

Il existe des facteurs favorisants tel qu’un traumatisme violent ou l’ancienneté de l’implant. Lorsque l’implant se rompt, le gel de silicone peut soit rester dans l’enveloppe fibreuse qui entoure l’implant et passer inaperçu, soit se diffuser et donner des réactions inflammatoires comme l’apparition de ganglions ou de nodules. Quoi qu’il en soit, toute douleur au sein ou modification dans la forme, l’aspect, et la palpation, nécessite le contrôle du chirurgien. 15302486_10153909936511968_1622838651_o

Ces prothèses, présentent-elle un risque de cancer du sein, et peuvent-elles gêner son dépistage?

Après plusieurs recherches, aucune relation entre le cancer du sein et l’implant n’a été mise en évidence. En revanche, la présence d’un implant ne soustrait pas la surveillance médicale habituelle, que ce soit, dans le cadre de la surveillance gynécologique ou du dépistage du cancer du sein. Et ce dernier n’est nullement gêné par l’implant.

Peuvent-elles contre-indiquer une grossesse et un allaitement ultérieurs?

Une grossesse ultérieure ainsi qu’un allaitement sont bien évidemment possibles, mais on conseille d’attendre au moins 6 mois après l’intervention.

Quelle est leur durée de vie?

La patiente doit être informée que l’usure de l’implant est inévitable à la longue et peut parfois conduire à sa rupture ou à son dégonflement au bout d’un temps plus ou moins long. L’idée d’un changement de prothèses tous les 10 ans est un mythe créé de toutes pièces. Une prothèse ne doit être changé qu’en cas de complication et non systématiquement.

7-Quelle est la différence entre un implant mammaire rempli de sérum physiologique et un implant rempli de silicone?

Un implant mammaire rempli au sérum physiologique est constitué d’un liquide à la concentration d’eau et de sel semblable à celle du corps humain, ceci dit, en cas de rupture celui-ci est intégralement absorbé par le corps. Mais les avantages principaux des implants siliconés sont: leur consistance très naturelle à la palpation, leur risque de rupture est plus faible que celui des implants gonflables, leur durée de vie est plus longue et ils causent moins de plis et de vagues. Aujourd’hui, l’utilisation des implants gonflables ne représente plus que 3% du marché.

 

 

Par Kenza Tazi