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CRÈCHE D’ENTREPRISE: UN BOOST POUR MAMANS ACTIVES

Bosser et pouvoir garder l’œil sur son bébé! Bon nombre de femmes actives ont cette possibilité depuis quelques années avec l’avènement des crèches d’entreprises. Zoom sur un concept que l’on gagnerait à étendre.

Surveillance par des puéricultrices bien formées, activités ludiques pour les enfants un peu plus âgés, surfaces adaptées, confort, propreté, alignement sur des normes internationales. Que demander de plus pour son bout de chou lorsque l’on est occupé (e) et que l’on n’a pas sur qui se reposer? Ayant compris que la motivation de leurs employés passait également par l’épanouissement de leurs enfants, certaines entreprises ont opté pour des structures à même d’accueillir ces petits le temps que leurs parents finissent leurs journées de travail.
Derrières ces «pouponnières du job» se trouvent des garderies qui ont eu le temps de faire leurs preuves et proposent désormais du clé en main aux sociétés intéressées. «Pour une crèche d’un bon niveau il est impératif de respecter certaines conditions au regard du nombre d’enfants, de l’aire disponible, du recrutement, des programmes» explique Nezha Chami, directrice adjointe de La Maisonnée à Rabat. Présente sur le marché depuis 23 ans, cette garderie a fait profiter de son expérience plusieurs grandes boîtes sur Rabat, Casablanca et Fès.
En terme de ressources humaines, le recrutement est des plus délicats. Pour que les employés soient tranquilles, les puéricultrices doivent être triées au peigne fin. «Dans les nurserys nous employons des infirmières. Les éducatrices doivent avoir le bac et un bon niveau de français. On compte un adulte pour 7 enfants pour les moins de 12 mois et 1 adultes pour 10 enfants pour les 12 mois et plus». Un recrutement qui se fait par le biais du bouche-à-oreille ou via des candidatures spontanées. «Mais une fois embauchées elles doivent tout de même faire l’objet d’une formation pointue. Les gens aiment savoir que leurs petits sont entre de bonnes mains. En terme de superficie aussi, il y a des chiffres à respecter 4m2 par enfant pour les moins de 12 mois et 2,75m2 par enfant pour les plus de 12 mois» réitère la directrice adjointe. Ces crèches sont souvent mise en place dans des entreprises à shift type centres d’appel par exemple et font l’objet de subventions des départements RH en terme de mensualité. Généralement moins chères que les crèches extérieures, elles sont forcément plus compétitives. Une question se pose pourquoi plus de groupes ne s’y mettent pas à l’instar de ce qui se passe à l’étranger.  La réponse se trouve probablement dans les coûts de l’investissement. Coûts souvent jugés trop lourds par les boîtes à grand effectif. Cela changera peut-être à moyen terme…

 

Sabel Da costa