DE SEVNICA À LA WHITE HOUSE

Rien ne prédestinait Melania à régner sur la Maison-Blanche à l’époque où elle arpentait les rues de Sevnica. Nichée sur les rives de la Sava, à une centaine de kilomètres de la capitale Ljubljana, Sevnica est une ville somnolente où le silence n’est qu’occasionnellement brisé par le ronronnement d’un moteur de voiture. Autrefois un centre industriel, la petite ville du centre de la Slovénie abrite aujourd’hui quelques 5 000 personnes. Chaque parcelle d’herbe en vue est coupée parfaitement, on entend les oiseaux gazouiller en plein centre-ville et les fleurs sont partout. Avec l’un des châteaux les plus enchanteurs du pays, perché au sommet d’une petite colline au cœur de la ville, ses vignobles pittoresques et son affluent du Danube, Sevnica est une charmante petite bourgade comme il y en a d’autres dans ce territoire d’ex-Yougoslavie.

Mais Melania avait des rêves de grandeur, elle disait souvent que Sevnica était trop petite pour elle, elle préférait aller à Ljubljana aussi souvent que possible. Un jour de 1988, Melania Knavs, âgée de 17 ans, attendait un ami sur l’escalier de la maison des jeunes de la capitale slovène. C’est là que le photographe de mode Stane Jerko l’a vue pour la première fois et l’a convaincue de poser pour lui. Dix ans plus tard, lors d’un événement mode à New York, Melania, devenue mannequin à succès, rencontre Donald Trump. C’est ainsi qu’elle devient la troisième épouse du milliardaire excentrique. Selon le magazine américain GQ, Melania aurait encore des liens génétiques en Slovénie, autres que ceux avec ses parents et sa sœur, en la personne de son demi-frère caché. Né d’une relation qui pris fin avant que Viktor Knavs – le père de Melania – ne se marie avec sa mère, il a été renié par son géniteur dans un premier temps. Des tests de paternité ont alors révélé qu’il était bien son fils et il a été obligé de lui payer des allocations mais sans jamais le reconnaître. Denis Cigelnjak, qui vit toujours en Slovénie, ne cherche pas l’attention médiatique et aurait déclaré ne rien vouloir de son père ou des Trump.

 

 

 Hakima Yassine Chawki

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