«FOR WOMEN IN SCIENCE»: LA FONDATION L’ORÉAL RÉCOMPENSE 5 CHERCHEUSES MAGHRÉBINES

Comme chaque année, cinq lauréates se sont vues attribuer les bourses L’Oréal-Unesco Maghreb pour les femmes et la science. En présence des membres du jury, des journalistes et de l’équipe L’Oréal Maroc, la cérémonie fut comme à l’accoutumée un succès. En voici les détails.

Pour cette 13ème édition au Maroc (6ème Maghreb), 2 marocaines, 2 tunisiennes et 1 algérienne, toutes talentueuses dans différents domaines de la science, ont reçu une bourse d’une valeur de 10 000 euros chacune qui leur permettra de mener à bien leurs projets post-doctorat.

Laila El Ghazouani, lauréate de l’École Nationale d’Architecture de Rabat, est spécialisée dans le génie de l’environnement architecture et urbanisme. Son projet de recherche tente de proposer des moyens d’intervention afin de diminuer les températures élevées ressenties dans la ville. À long terme, il s’agirait de proposer une nouvelle façon de faire de la ville avec des typologies architecturales plus adaptées.Son rêve est de réconcilier le citadin avec l’espace public de la ville en lui offrant plus de confort thermique et des constructions en harmonie avec l’environnement.

Hanan Arahmane est spécialiste en physique nucléaire à Rabat. L’objectif principal de ses travaux de recherche de thèse a été d’introduire de nouvelles méthodes de traitement numérique du signal à savoir les méthodes de séparation aveugle de source matricielle et tensorielle et les méthodes d’intelligence artificielle afin d’améliorer les techniques de mesure de flux neutronique, et ce, dans la perspective d’une meilleure estimation de ce flux dans un champ de rayonnements mixtes, en particulier au sein du seul réacteur au Maroc, à savoir celui du Centre National de l’Energie, des Sciences et des Techniques Nucléaires (CNESTEN). Son objectif que la science pourrait réaliser, est tout simplement l’amélioration de la qualité de vie de l’humanité, avec zéro impact de l’homme sur le réchauffement climatique.

Soumicha Mahdjour est lauréate de l’université d’Algérie où elle s’est spécialisée dans les Sciences biologiques, biotechnologie, Chimie des produits naturels. Ses travaux de recherche consistent à l’évaluation de nouveaux photosensibilisants chimiques via une stratégie correcte et adéquate de prise en charge des patients souffrants d’une pathologie incurable: le cancer. Elle rêve d’arriver un jour avec des substances naturelles moins nocives pour guérir des patients avec des pathologies néoplasiques rebelles.

Leila Nasraoui, lauréate de l’université de Carthage Ariana en Tunisie, spécialisée dans le Génie éléctrique, éléctronique, ingénierie informationnelle, télécommunication. Au-delà d’être une évolution du réseau de 4ème génération, qui va offrir plus de débit et moins de latence, le réseau de la 5ème génération est une révolution. Il devrait faciliter l’émergence d’un immense écosystème d’internet of things par la connexion des milliards d’objets. Son projet concerne l’intégration des drones dans le réseau de la 5ème génération pour étendre la connectivité et offrir un service performant et à la demande. Ayant la caractéristique de se placer librement, les drones introduisent des nouveaux enjeux dans les communication radio pouvant répondre aux exigences des connectivités dans le standard 5G. Ayant grandi dans un milieu rural où on marchait des kilomètres pour atteindre l’école, chose qui était la cause d’abandon de la scolarisation pour plusieurs écoliers, et principalement des filles, son rêve est que tout écolier ait accès facilement à l’éducation et à l’informatique. Un monde baigné de technologie, cela doit être l’environnement de chaque enfant.

Randa Sghaier est lauréate en Science Biologique, Biologie moléculaire, Biologie cellulaire et neuroscience à l’Université de Monastir Sousse en Tunisie. Les enjeux de ses recherches est de comprendre les activités biologiques actuellement employés dans le traitement de la sclérose en plaques, pour permettre de guérir, mais tout au moins d’améliorer le plus possible l’état des malades et à défaut de retarder l’évolution de la maladie. Son rêve est de découvrir un traitement pour réduire la souffrance des patients atteints de la sclérose en plaques et pourquoi pas de les soigner.

La Fondation L’Oréal et l’UNESCO collaborent depuis plus de 20 ans pour aider davantage de femmes à accéder à l’excellence scientifique et à participer sur un pied d’égalité à la résolution des grands défis qu’affronte l’humanité. «Nous avons à ce jour accompagné plus de 3100 femmes scientifiques dans 117 pays et récompensé 107 lauréates, parmi lesquelles trois ont reçu un Prix Nobel. Mais pour que les femmes puissent vraiment s’épanouir dans les sciences, l’excellence en recherche n’est qu’un premier pas.» La Fondation L’Oréal et l’UNESCO sont convaincues que la question du leadership est essentielle pour venir à bout des discriminations qui empêchent trop souvent les femmes de gravir les échelons.

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