GUIDE DE RECONNAISSANCE D’UNE MAROCAINE À PARIS

Pour celles et ceux dont les connaissances en “femmes marocaines” sont mauvaises, je me permets donc de la définir avant de débuter mon guide qui je l’espère vous sera d’une grande utilité. La marocaine à Paris est une femme entre 24 et 34 ans à la chevelure épaisse et très fournie dont le tout forme une cacophonie de poil sec recroquevillé sur eux même. Sa peau violette assortie à sa bouche moelleuse comme un soufflet au chocolat est camouflée d’une large couche de fond de teint blanc qui ne laisse apparaître qu’un mince filet de sourcil noir rehaussé d’une paupière en aquarelle dont les pigments agglutinés à la sueur forment un arc en ciel curieux. De taille marocaine standard soit 1m 52 homme et femme confondus, la marocaine à Paris souffre du froid et empile à l’horizontal comme à la verticale ainsi que sur les moindres parcelles de son lopin de chair des centaines de couches de vêtements qui lui confèrent l’allure d’une poire. Peu habitué aux fruits exotiques et à leurs sèves bien juteuses, le petit parisien maigrichon prend peur et détourne aussitôt son regard des lourdes mamelles foncées qui lui sourient du téton. Mais qu’elles se rassurent, celles ci trouveront preneur entre les doigts dodus de l’homo erectus marocain en rut en manque de générosité orientale.

Jamais sans mon sac Mikael Kors
la marocaine à Paris est reconnaissable entre toute grâce à son sac à main couleur chair Mickael Kors qu’elle exhibe fièrement comme s’il s’agissait, (à peu de chose près) d’un trophée de gymnastique au sol. À l’intérieur de sa revanche sociale en bandoulière cuire, on y trouve 4 téléphones portables au cas où Obama l’appellerait. 8 tubes de rouges à lèvres” mat”, “glossy”, “repulpant”, «lèvres en feu”, «baiser du soir”, “tentation suprême”, “indélébile et lubrifié”, “fort et intense”. Une paire de talon chinois au cas où une sortie se profilerait en urgence. Un mascara noir intense et hermétique à toute sorte d’attaque liquide, un khôl artisanal pour se faire un oeil de biche rond et une pilule anti-acné et rejeton malvenu.

Mon chapeau mon originalité
La marocaine à Paris porte la capeline. Sûre de son sex-appeal renversant, elle est persuadée de faire la mode ou du moins de l’inspirer. Il n’est donc pas rare de croiser cette petite femme en-chapeautée, roulant comme une petite boule colorée sur les champs-Elysées, le cou court mais allongé et recouvert d’une grosse écharpe en laine remplie de peluche dégoûtante. Comme un rituel bien organisé, chaque escapade parisienne est ponctuée le samedi à 17h par le léchage dune glace au chocolat le long de l’Avenue, emmaillotée à sa copine qu’elle n’hésite pas à critiquer une fois le dos tourné.

La marocaine à Paris fait des selfies
Si vous voyez une petite boule portant une capeline maladroite et s’admirant la beauté à travers l’écran de son téléphone portable, alors il s’agit bien d’une marocaine. La marocaine à Paris aime exhiber sa vie “formidable” (qui n’en est pas une) sur les réseaux sociaux afin de dégoter l’Homme sauveur qui pourra l’entretenir noblement en effaçant son ardoise d’ancienne péripatéticienne et en l’adoubant: femme du monde avec une entrée VIP dans le petit monde détestable de la bourgeoisie casablancaise. Le conseil de la marocaine à Paris pour un bon selfie réussi “Humidifier sa bouche à l’aide du gloss repulpant Bourgeois, opérez une moue boudeuse et appuyer fermement avec l’index.

La marocaine à Paris porte le manteau long
Tout le monde ne peut pas se targuer d’avoir du style sauf la marocaine à Paris qui porte le manteau long à la manière d’une Jean Seberg. Habituée aux hammams populaires marocains, la marocaine à Paris porte le manteau long de la même manière qu’elle porte le peignoir de bain aux allures de couvertures “battania”. Trop large et trop long, on ne voit à présent de la petite marocaine à Paris que d’immenses pupilles noires qui ressortent comme les antennes d’ une grosse mouche en manque de repère.

La marocaine à Paris est une célébrité
Persuadée par son entourage familial et ce dès son plus jeune âge qu’elle est une célébrité au même titre que Madonna, la marocaine à Paris planque son identité par tous les temps sous d’énormes paires de lunettes de soleil. Notre petite boule avance masquée tout en parlant un langage non répertorié jusque là. Confondant les “on” et les “an”, elle n’hésite pas à conjuguer les verbes du premier groupe à l’aide de la syllabe “age” afin de se différencier des autres femmes. Mêlant le français, l’arabe et quelques mots d’anglais, la phrase type de la marocaine à Paris prend alors l’allure d’un hiéroglyphe difficilement déchiffrable y compris pour les experts du monde entier.

Le Mabillon, le comptoir du 7ème, les Trois Maillets.
18h, Paris accueille la nuit. La marocaine retourne à Villtaneuse chez la petite arrière cousine de sa copine pour se changer et enfiler sa micro robe du soir. Ce soir c’est “sortage et dragage” La marocaine adore le Comptoir du 7ème où elle peut manger une salade césar mayonnaise sans débourser plus que 6 euros. Entourée de tous ces congénères marocains sous tutelle parentale mais qui se prennent pour des pachas, la marocaine à Paris cherche la place stratégique où s’asseoir pour être admirée. Après la petite salade césar, direction le Mabillon à L’Odéon où elle sirote un petit Coca Cola en piaillant comme une dinde et en clapotant sur son téléphone tout en postant la photo de son soda gazéifié à l’intérieur de sa bouche sur Instagram. 3 heures ont passé à siroter le même Coca jusqu’à ce que la paille se torde de douleur tant elle a été malmenée par la bouche dévoreuse. La soirée ne peut se terminer sans un petit coup de danse frénétique aux Trois Maillets. Tous les marocains de Paris y sont abonnés. Les Trois Maillets, c’est un peu le Club Med Gym de tous les maghrébins. La marocaine à Paris va donc se mettre à danser frénétiquement sur toutes les tables pour bien se faire remarquer et siroter le Cola de sa copine pour faire des économies.

La marocaine à Paris et sa petite valise de travers
La marocaine à Paris est reconnaissable à sa valise qu’elle traîne de manière anarchique comme son bambin le dimanche au supermarché. Peu habituée à prendre en charge ses kilos en trop, la marocaine à Paris se voit obligée d’aller à Barbés Rochechoir s’acheter une petite valise pour stoker sa tonne de chiffon. La valise de la marocaine à Paris est rose, en coque et a pour nom étrange “trolley”.

À l’aéroport, la marocaine à Paris fait des crises d’hystérie
Une fois arrivée à l’aéroport en sueur, énervée par le RER, fauchée, célibataire et affamée, la marocaine à Paris se présente au comptoir d’enregistrement avec ses six trolleys de trente kilos chacun en refusant catégoriquement de payer son excédent de bagage. Reine du scandale improvisé et des menaces en tout genre, la marocaine à Paris prétexte sa célébrité notoire et son affiliation directe avec le patron du patron du directeur président de la compagnie aérienne. Il n’est donc pas rare de surprendre la marocaine à Paris en pleine crise d’hystérie menaçant de se suicider si on ne lui passe pas ses valises, et surclassée en raison de cet incident regrettable.

Par Maria Aouad

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