J’AI ÉTÉ VICTIME D’UN HARCÈLEMENT MORAL COLLECTIF

Il y a moins d’un an, je travaillais dans un endroit où j’ai été victime d’intimidation. En gros, j’étais une nouvelle, et une ancienne me détestait à mort, car selon elle, j’étais une fille qui se sentait supérieure aux autres! Elle n’arrêtait pas de dire du mal de moi dans mon dos, et finalement, à cause d’elle, presque tout le monde s’est retourné contre moi. Ils n’arrêtaient pas de dire du mal de moi dans mon dos et devant moi. Ils m’humiliaient gratuitement, alors que je ne cherchais d’ennuis à personne. Ils critiquaient tout ce que je faisais et me mettaient à l’écart. Puis, il y avait une autre femme qui était gentille avec moi, même si elle parlait aussi dans mon dos, mais je ne me prenais pas la tête avec elle. Elle m’a emprunté une assez grosse somme d’argent (qu’elle ne m’a jamais rendu d’ailleurs), elle me volait ma nourriture et mes déodorants. J’avais fait l’erreur de lui confier mon ressenti par rapport à mon boulot, comme quoi je me sentais inutile et stupide. N’aimant pas faire la victime, je ne disais plus rien, mais bien des fois avant de partir je pleurais en me demandant ce qu’ils allaient me dire aujourd’hui. De plus, il y avait le gérant, pour lequel j’avais un gros coup de cœur, qui n’arrêtait pas de me dire de gentilles choses et qui m’a même demandé crûment d’avoir des rapports sexuels avec lui. Par la suite, j’ai appris que lui aussi se moquait de moi dans mon dos.
Un jour, la femme en question était de très mauvaise humeur, elle a commencé à me maltraiter devant tout le monde, même devant les clients. À me maltraiter pire qu’un chien, littéralement! Je suis partie en pleurant. Le lendemain je n’ai pas hésité à présenter ma démission. Et c’est à ce moment là qu’une collègue m’a avoué qu’ils avaient tous planifié tout cela depuis le début, et qu’ils avaient attendu la veille où on reçoit notre chèque de bonus. Quand le patron nous a convoqué, la femme lui a raconté une autre version des faits; que soi-disant je prenais tout mal et qu’elle s’était toujours bien comportée avec moi, en se servant contre moi de toutes les confidences que je lui avais faites. Elle a dit que je n’étais pas assez bonne, autrement dit idiote et incompétente, comme je me pensais au moment où je me confiais à elle. Je n’ai pas eu mon mot à dire, le patron m’a sévèrement regardée, m’a tapé l’épaule et m’a dit: “Je regrette te de dire ça, mais jamais tu n’y arriveras dans la vie”!
J’ai malheureusement été traumatisée par la méchanceté et le sans-gêne des gens, alors que c’était mon premier travail. Aujourd’hui, j’ai toujours cette tristesse et cette rancœur au fond de moi, et je ne sais toujours pas pourquoi ils ont tout fait pour me pousser à la démission.

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