Select Page

JE SUIS TOMBÉE AMOUREUSE D’UN OBSÉDÉ SEXUEL

JE SUIS TOMBÉE AMOUREUSE D’UN OBSÉDÉ SEXUEL

Tout a commencé un beau jour où il m’a invité sur Facebook. Il était charmant, beau parleur ou plutôt écrivain, et surtout respectueux. Son profil était intéressant et ses propos très séducteurs. Il était originaire du nord de la France. Nous nous sommes connus, appréciés, et vus plusieurs fois avant de tomber follement amoureux l’un de l’autre.

Avec le temps et les circonstances, j’ai découvert qu’il me mentait beaucoup et qu’il m’inventait des histoires que je découvrais ensuite imaginaires. On m’a même dit qu’on l’avait vu en compagnie d’autres femmes; ce qu’il niait totalement et moi je le croyais sans le décider puisque j’étais follement amoureuse et aveugle. Je ne voulais pas admettre ce que je découvrais. Je voulais ignorer les mensonges et les incohérences. Parfois, je les rendais positifs. J’ai même accepté de devenir sa fiancée avant de voir les démonstrations de ses perversités.

C’est à ce moment là que je commençais à ouvrir les yeux. Je découvre alors par hasard son inscription sur un site de charme dédié aux rencontres sexuelles. Ce n’était pas le seul. Il était inscrit sur plusieurs du même genre. Je l’ai découvert en fouillant son ordinateur au moment où il dormait. Le choc s’est accentué quand j’ai dû lire ses messages privés. C’étaient des propos pervers, des discussions comme jamais je n’en ai lues, des propositions indécentes et des désirs inimaginables. Ce n’était pas une simple infidélité, mais plus encore, une vraie maladie.

Je n’ai pas hésité à lui en parler et à dévoiler ma profonde déception. Il a évidemment remué ciel et terre pour tenter de me rassurer et de me convaincre que c’était juste un passe-temps pour lui, que rien n’était sérieux et qu’il ne passait jamais l’acte. Évidemment, je l’ai tout bonnement cru. Mon amour pour lui continuait de m’aveugler. Je refusais d’admettre une vérité incertaine.

Après quelques semaines de relation à distance, je suis partie le voir en France. C’est à ce moment là que je commençais à souffrir le martyre. Le monstre s’était enfin démasqué. Chaque jour des mensonges, des scénarios fictifs et un tas d’arguments pour justifier la présence des vêtements de femmes que je trouvais tous les jours en rentrant chez lui, d’objets sexuels bizarres bien cachés dans les placards et sous le lit, ainsi que la réception de plusieurs appels et messages en continu. De plus, la concierge qui m’avait beaucoup appréciée m’avait bien fait comprendre qu’il changeait de femmes comme il changeait de chaussettes.

Le choc était immense. J’avais décidé de le quitter. Il ne l’a pas accepté et faisait encore une fois tout pour m’inventer des histoires, mais cette fois-ci je ne voulais rien savoir. Mon amour pour lui se transformait en haine. Encore plus quand il m’a giflé en me sommant de rester à ses côtés. Enragée, je suis allée tout raconter à sa mère en me rappelant les paroles de la mienne qui n’arrêtait pas de le trouver louche et de me demander de faire attention. Consciencieuse, sa maman m’a avoué qu’il était atteint de schizophrénie et qu’il avait des tendances sexuelles perverses, en plus d’être un grand mythomane bien sûr. Je ne pensais dès lors qu’à rentrer au Maroc et à ne plus le revoir. Dès qu’il a appris ma décision, il a fondu en larmes en me suppliant à genoux de ne pas le quitter. Ile me disait qu’il était follement amoureux de moi en avouant que ce qu’il faisait était plus fort que lui. Il me disait aussi qu’il voulait m’épouser, avoir des enfants et finir sa vie avec moi. Il me répétait qu’il n’aimait que moi et me promettait qu’il allait changer, en vain. C’est alors qu’il devenait agressif d’un coup et commençait à me battre. Il a ensuite fermé la porte à clé pour m’empêcher de sortir. M’enfermant toute la nuit chez lui, il est sorti le lendemain en me laissant seule jusqu’à la fin de l’après-midi, la peur au ventre. Il était enfin revenu avec sa mère qui l’avait obligé de me laisser partir.

Je suis retournée au Maroc le cœur plein de tristesse et d’amertume, mais aussi soulagée d’avoir découvert sa face cachée avant de m’être engagée pour la vie. J’ai mis du temps à oublier cette peine mais vite compris que c’était une belle leçon de vie pour moi en espérant qu’elle le soit aussi pour toutes celles qui oseront tomber amoureuses d’un inconnu sur internet.