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L’ENDOMÉTRIOSE: ON FAIT LE POINT!

L’endométriose est une maladie chronique qui concerne plusieurs femmes mais la plupart ne savent pas réellement de quoi il s’agit. Le Docteur Benabbes Taarji vous en dit plus.

Maladie fréquente qui touche 10 à 20% des femmes, elle inquiète non seulement celles qui en est atteinte mais aussi le médecin lui-même car il a des difficultés à poser son diagnostic. L’endométriose correspond à une localisation anormale du tissu endométrial. Cet endomètre se situant en dehors de l’utérus, est identique à celui qui tapisse la cavité utérine et va subir les mêmes modifications hormonales du cycle menstruel, sauf qu’au moment des règles, il ne peut pas s’évacuer normalement. Il va alors donner des douleurs de règles (dysménorrhées) parfois invalidantes, des saignements anormaux concomitants des règles (caractère cataménial), des douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunies) qui obligent d’arrêter. Aussi toute jeune femme ayant des règles très douloureuses au point de paralyser son activité et de la traumatiser chaque mois, doit consulter pour évoquer ce problème Elle peut également se manifester par des kystes ovariens souvent bilatéraux, repérés lors dune échographie pour douleur pelviennes chroniques. Parfois, elle va causer une infertilité car l’endométriose du péritoine qui recouvre les organes génitaux internes va entrainer des accolements des trompes et les boucher. Son diagnostic n’est donc pas toujours facile et peut nécessiter une cœlioscopie pour mettre en évidence les lésions et les traiter, si l’IRM n’a pas montré de grosses lésions évidentes. Il existe aussi une endométriose interne dans le muscle utérin ou adénomyose qui survient plutôt après 35 ans et donne souvent des troubles du cycle menstruel (saignements abondants). Le traitement dépend des plaintes causées. Il est préférable d’opter pour la chirurgie puisqu’elle permet d’extirper les lésions et de rendre une anatomie pelvienne normale; ce qui éliminera les causes de douleur et les kystes ovarien, et permettra ainsi de restaurer la fertilité, tout en veillant à garder le tissu ovarien sain. Cette chirurgie doit être faite par des mains expertes pour ne pas avoir à reprendre la patiente. En cas de refus de la chirurgie ou en post opératoire, il peut être utile de bloquer l’évolution de la maladie en supprimant tout simplement le cycle menstruel, par une pilule ou des progestatifs à long terme, ce qui bien sûr entrainera une absence de règles. Cette maladie fréquente et de symptomatologie variable ne doit plus vous inquiéter car bien prise en charge, la médecine arrive à la contrôler.

 

 

Docteur Hicham Benabbes Taarji