PRIX GONCOURT: LA CHANSON «LITTÉRAIRE»

Le prix Goncourt 2016 a été décerné à la romancière franco-marocaine Leila Slimani pour son deuxième roman «Chanson douce». Douzième lauréate, première marocaine…mais pas que.

Les écrivains marocains brillent à l’International. À l’instar de Réda Dalil et la mention spéciale attribuée à son roman «Best Seller», Leila Slimani, quant à elle, s’est «goncourisée» en remportant le plus prestigieux des prix littéraires francophones, le Goncourt. Un choix s’inscrivant «dans la tradition du prix», celle de récompenser les nouveaux auteurs en célébrant «une jeune femme de 35 ans dont c’est seulement le deuxième livre», résume Bernard Pivot, qui préside le Jury depuis 2014. Pressentie dès le premier tour, où elle a été désignée par les jurés du prix, par six voix sur dix, il lui fallait attendre le verdict prononcé aujourd’hui à Paris pour devenir la première marocaine et douzième lauréate à le décrocher, alors que L’autre qu’on adorait de Catherine Cusset (Gallimard), Petit Pays de Gaël Faye (Grasset) et Cannibales de Régis Jauffret (Seuil) étaient également en lice. De quoi faire changer le branding qui colle au plus masculin des prix littéraires majeurs. Fort remarquée l’an passé pour son premier opus Dans le jardin de l’ogre (Gallimard), Leila a été précédée par 3 autres écrivains marocains, Tahar Ben Jelloun (1989), Abdellatif Laâbii (2009) et Fouad Laroui (2013). Outre cette distinction, «Chanson douce» est la trente-septième œuvre primée de sa maison d’édition, faisant de Gallimard, l’éditeur le plus récompensé de ce prix depuis sa création, en 1903, soit 32.4%.
Un premier sacre, donc pour un deuxième roman, apportant un peu de fraîcheur au Prix Goncourt mais également à la littérature marocaine. Nos félicitations!

 

Houssam Hatim

 

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